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Un jardin n'est jamais seul, il est toujours marié à une maison sinon il s'ennuie et meurt d'abandon. Je vais vous raconter comment l'amour d'une maison a fait naitre un jardin et une passion. |
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Tout commence dans les années 30, le jour où un grand-père fait la promesse à son petit-fils que la maison serait sienne quand il serait grand. Puis les aléas de la vie ont fait que cette maison a été vendue, et le temps a fait que cette maison s'est délabrée. Les prés sont devenus le royaume des fougères, genêts, bruyères et ajoncs. Les ronciers étaient aussi à leur aise. Puis le petit-fils, Henri, a grandi, il est monté à Paris pour ses études et a fondé sa famille. Mais cette maison était toujours dans sa tête comme un beau rêve, elle représentait ses racines, ses souvenirs, sa famille. |
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 | La maison de Lostanges, Henri et ses grands-parents Antoine et Mariette Barrière |  | |
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Dans les années 70, quand l'occasion s'est présentée, Henri a décidé de racheter la maison familiale. La maison est de nouveau dans la famille, elle est nos racines. |
A partir de ce moment toutes les vacances se passent à Lostanges. Petit à petit avec beaucoup d'ardeur et de coeur, toute la famille : Henri, Jacqueline et les enfants Philippe, Dominique, se mettent à défricher les prés, à restaurer la maison. Ils veulent en faire un endroit où il fait bon vivre, un petit coin calme et reposant. |
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En 1978, les premières plantations sont faites (cèdre du Liban, tulipier, séquoia, rhododendrons, azalées...). En 1986, Henri étant à la retraite, la famille décide de s'installer à Lostanges pour toujours. Leur fils, Philippe, ayant obtenu un diplôme d'ingénieur horticole à l'école d'horticulture de Versailles, se passionne de plus en plus pour les plantes. Mais que faire à Lostanges, au milieu des châtaigniers et des fougères ? En visitant la Bambouseraie d'Anduze, une idée germe dans sa tête. Et si je faisais un jardin botanique ? Son travail de chercheur commence, trouver les plantes qui s'adapteront à la terre et au climat. Réunir une documentation sur les pays et leur flore, contacter des collectionneurs, trouver des pépiniéristes de plantes rares, chercher des graines... Philippe est un passionné. |
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A partir de ce moment là les plantations s'intensifient. Les années passant, le jardin s'enrichit de plantes rares venues de la Sibérie à la Nouvelle-Zélande, du Canada à la Patagonie. Philippe a toujours plein de projets (bassin pour les plantes d'eau...). Il s'intéresse maintenant aux cactus et plantes succulentes et recherche des variétés résistantes au froid. |
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Le jardin ouvrira ses portes l'été 1993. Cette année là, 500 personnes découvriront ce petit coin de nature. Depuis, plus de 15 000 personnes sont venues arpenter les chemins du jardin botanique. |
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Les visiteurs arrivent bien souvent fatigués de la route et se demandent ce qu'ils trouveront dans cette forêt de châtaigniers mais repartent regaillardis par notre air vivifiant (500 m d'altitude), l'esprit reposé et la tête remplie de noms de plantes et de paysages du monde entier. Même l'été vous trouverez la fraicheur à l'ombre de la châtaigneraie. |
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